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Journée internationale des droits des femmes.

A cette occasion le Collectif a rappelé le programme du F.N. concernant la place de la femme dans la société.

Il est important de démontrer la nocivité et le danger de la régression prônée par ce parti.
Le fait que la présidence du F.N. soit assurée par une femme ne doit pas être vu comme le signe d’un changement. C’est une mauvaise nouvelle pour les droits des femmes : Elle est opposée à la parité, elle veut réduire le rôle des femmes à celui de mère, elle est pour ne plus rembourser l’I.V.G.

LA PARITÉ ET L’ÉGALITÉ DES SALAIRES

Le F.N. est contre la parité que Marine Le Pen considère comme «une discrimination positive condamnable». Elle déclare qu’elle est contraire à la méritocratie républicaine et que la femme n’est pas une espèce à protéger. En disant cela, La présidente du F.N. nie l’évidence de la place de la femme dans les entreprises et les institutions où seule la législation a pu commencer à corriger les inégalités entres les hommes et les femmes. Silence sur les inégalités salariales, sauf pour déclarer : « Qu’est-ce que vous voulez ? Qu’on égalise les salaires alors que tant de gens sont au chômage ?» (Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du F.N., en charge des affaires sociales) Quelle perspicacité !

LA POLITIQUE NATALISTE DU F.N.

La politique familiale du F.N. (avec 32,4 milliards d’euros) se situe dans la droite ligne du parti depuis 30 ans. Le programme du F.N. prône encore et toujours une politique familiale nataliste et traditionnelle, tournée vers le passé, en réduisant la femme à son rôle de mère. Le F.N. propose un revenu parental d’éducation (80% du salaire pendant 3 ans à partir du 2me enfant) qui permettrait de choisir librement entre l’exercice d’une activité professionnelle et l’éducation des enfants. Mais cette proposition n’est qu’une déclaration d’intention car elle coûterait 15 milliards d’euros et ne serait mise en œuvre que «lorsque les finances le permettront», sans autre précision. Ce que le F.N. propose n’est rien d’autre que le retour de la femme au foyer. Etant donné l’inégalité des salaires et le poids des traditions, on sait bien à quel parent reviendrait le devoir de rester au foyer. Le F.N. dit aussi qu’un statut sera créé pour les mères de famille françaises. Il s’agit de donner des droits aux femmes en fonction de leur rôle social et de mère de famille, le F.N. ne fait aucune place aux femmes en tant qu’individus autonomes. Et puis, statut de mère de famille française, ça ne fait pas un brin pétainiste ou xénophobe ? au choix et selon sa génération !

LE F.N. ET L’I.V.G.

Le F.N. prône le déremboursement des «I.V.G. de confort». 23% des femmes qui avortent sont sous contraception. Comment imaginer que faire pratiquer une I.V.G., décision ô combien douloureuse, puisse être considérée comme un élément de confort dans la vie d’une femme ? Marine le Pen a longtemps laissé entendre qu’elle était plus ouverte que son père sur le sujet. Aujourd’hui, elle réalise un tour de passe-passe. Sous couvert de vouloir donner aux femmes le choix - qu’elles ont déjà, du reste -, la présidente frontiste entend tout de même détricoter la loi Veil ... faute de mieux : « ce que je dis, c’est qu’abroger la loi Veil aujourd’hui est une promesse qui ne peut être tenue, déclare-t-elle dans une vidéo sur le site du F.N. en 2010. Elle a d’ailleurs été détournée de son sens initial. Au départ, (elle) pénalisait l’incitation à l’avortement.» Directement visé, ici, le planning familial, que Marine Le Pen qualifie sur Rue 89 de centre d’incitation à l’avortement. N’oublions pas que Marine Le Pen présidente du groupe F.N. au Conseil régional d’Ile-de-France prônait la fin du soutien aux centres IVG « au nom du droit à ne pas avorter», et que dans un entretien au journal d’extrême droite Présent, le 21 décembre 2010, elle annonçait comme objectif de «faire baisser» le nombre d’avortement «pour tenter de le ramener à zéro, si possible».

 

 

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